La Joconde sur le Bassin d’Arcachon

En cherchant dans les archives du bassin d’Arcachon, nous nous sommes aperçus que La « Joconde » tableau mondialement connu a séjourné pendant deux ans, caché dans une maison, au Moulleau, village appartenant à la commune d’Arcachon.

Le 27 mars 1937, un journaliste du nom de Jean-Gabriel Lemoine écrit un article : «  La Joconde resta cachée deux ans dans une villa d’Arcachon ». Il est vrai que La Joconde a été volée le 22 août 1911 au Louvre à Paris et a été retrouvée en Janvier 1914.

photo de l'article

A cette époque, un homme au nom de Gabriel d’Annunzio (italien), poète, romancier, auteur dramatique et enfin homme politique, séjournait à Arcachon.  Cet homme était amoureux de Mona Lisa, la femme présente sur la Joconde.

Le journaliste dit dans son article qu’il a rencontré personnellement  Mr d’Annunzio. Il écrit que Gabriel d’Annunzio lui a dit « Pourquoi ne pas admettre qu’un artiste ou un poète s’éprenne d’une femme morte ? Je connais par exemple, un être qui est devenu amoureux de la « Joconde » -non pas la vilaine femme actuelle qui a perdu  toutes ses couleurs !- mais de celle qui fut Mona Lisa !

La Joconde & Gabriele d'Annunzio & Sa maison

D’Annunzio écrivait d’étranges précisions dans l’un de ces romans. Dans la nouvelle il dit : « Je me souviens quand le voleur sublime de la « Joconde » apporta à ma retraite des Landes (sa maison à Arcachon) le panneau qu’enveloppait une vieille couverture d’écurie. »

 Comment ceci avait-il pu se passer ? Voler la « Joconde », ce n’est pas une simple affaire ?

Voilà ce qui s’est passé : D’Annunzio, à Arcachon, était un vrai homme d’affaires. Il s’était fait des relations et il écrivait des pièces de théâtre. Il se livrait également à l’époque à des séances d’hypnotisme. C’est pourquoi il allait souvent à Paris et il a fait la connaissance d’Henri Durville, docteur passionné d’hypnotisme aussi. Henri Durville réunissait souvent chez lui, chaque semaine à côté de l’Etoile à Paris, un groupe d’adeptes qui se livrait aux mêmes recherches que lui. C’est donc là qu’il a rencontré Perugia.

Les circonstances du vol : Des travaux de peinture exécutés dans les salles du Louvre avaient nécessité la présence d’un groupe de peintres en bâtiment parmi lesquels figurait Perugia. Celui-ci s’étant attardé après le départ des gardiens, sans que l’attention fût éveillée avait eu tout le temps de sortir le panneau de son cadre et de le glisser sous sa blouse de peintre…

Entre temps d’Annunzio l’a dit, l’écrivain était retourné « dans sa retraite des landes ». Le tableau a donc fait le chemin Paris-Bordeaux et Bordeaux-Arcachon.

D’Annunzio précise dans ses confidences qu’il a été très vite dégouté du tableau et il dit aussi qu’il s’était mis à détester les mains molles de Mona Lisa et qu’il n’eût plus qu’une idée : restituer le tableau. Mais ceci est devenu impossible, le bruit du « vol de la Joconde » était trop important pour un rendu à l’amiable. C’est pourquoi il dût attendre jusqu’en janvier 1914. La Joconde quitta donc Arcachon pour l’Italie et c’est là qu’elle fût découverte.

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